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Ressources humaines : pourquoi miser sur le bien-être des employés

Ressources humaines : pourquoi miser sur le bien-être des employés

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre ou dans un secteur de travail foisonnant, où les meilleurs candidats butinent d’une entreprise à l’autre en quête d’un emploi épanouissant, l’employeur qui mise sur le bien-être des employés a assurément un atout de plus dans son jeu. 

Pourquoi le bien-être des employés est-il important? 

Au-delà de son potentiel d’attraction et de rétention des employés, il est prouvé que le bien-être au travail contribue à une réduction du stress, à une hausse de productivité et à une baisse de l’absentéisme au sein des troupes. Aussi, de plus en plus d’employeurs proposent des mesures qui favorisent le bien-être en entreprise pour ces raisons, et aussi tout simplement parce que cette approche cadre avec leurs valeurs. 

« Il y a une volonté des employeurs de créer des environnements de travail qui soient non seulement attrayants, mais dans lesquels les employés sont heureux. On veut qu’ils soient intéressés, engagés; ça vient avec. Cette tendance est en progression, de plus en plus d’employeurs sont très soucieux de la chose. La vie est courte, peut-on simplement être heureux au boulot? » affirme Cyril Vulgarides, président de Technologia. L’entreprise qui offre des formations aux entreprises a à son actif plus de 6000 clients. 

Comment améliorer le bien-être au travail? 

Pour qu’un employé soit bien au travail, il faut d’abord satisfaire ses préoccupations et combler ses besoins. Selon la théorie de l’autodétermination, on parle de trois besoins psychologiques fondamentaux : la compétence, l’affiliation sociale et l’autonomie, souligne Jacques Forest, psychologue organisationnel et professeur-chercheur à l’École supérieure de gestion (ESG) de l’UQAM. 

Besoin de compétence : être sur son x 

« Pour combler le besoin de compétence, l’employeur doit s’assurer de mettre les gens dans leur zone de forces plutôt que de tenter de diminuer leurs faiblesses. C’est très efficace et peu coûteux », indique Jacques Forest. Un employé qui se sentira compétent, qui aura des défis stimulants à la hauteur de ses capacités, sera plus motivé et heureux. 

Besoin d’affiliation sociale : être reconnu, supporté 

« L’employeur ou gestionnaire doit avoir des considérations individuelles pour ses employés. Non seulement il doit connaître leur rôle, mais il doit connaître la personne dans son rôle », souligne M. Forest. L’employé doit sentir qu’il est connecté, soutenu, qu’il fait partie d’une équipe. 

Besoin d’autonomie : se sentir libre 

L’employé doit sentir qu’il peut être lui-même, qu’il est libre d’exprimer ses idées, de proposer des solutions, de travailler selon ses valeurs. « On pourrait ici parler d’authenticité. S’il y a des règles et limites, il faut bien expliquer les raisons qui les justifient. C’est souvent un levier qui est sous-utilisé », affirme Jacques Forest. 

Quand ces besoins sont comblés, on remarque plusieurs effets positifs : amélioration de la performance, hausse de l’énergie et des émotions positives, réduction de l’épuisement, désir de rester plus longtemps au sein d’une même entreprise. On note un impact positif sur la prise de décisions au sein de l’entreprise et sur la productivité. 

Bien-être des employés : au-delà de la table de ping-pong 

 Mon travail est-il stimulant? S’il ne l’est pas, je risque de m’éteindre. Si je peux travailler sur des défis qui me font évoluer et grandir, ça favorise le sentiment d’accomplissement et, par défaut, le bien-être.  

Cyril Vulgarides, président de Technologia

« Dans le mot bien-être, il y a le mot être. Je crois que l’employeur doit permettre à l’employé d’être qui il est, d’être accepté tel qu’il est, d’être respecté, de pouvoir intervenir et s’exprimer naturellement », avance Cyril Vulgarides. 

La culture de l’entreprise et les pratiques de gestion sont importantes. « Quelles sont les attentes de l’employeur vis-à-vis de la prise de risques, des faux pas? Dans les situations de stress, l’employé se sent-il constamment surveillé? Se fait-il crier dessus? »   

Certains éléments sont aussi des leviers importants, note M. Vulgarides. « Mon travail est-il stimulant? S’il ne l’est pas, je risque de m’éteindre. Si je peux travailler sur des défis qui me font évoluer et grandir, ça favorise le sentiment d’accomplissement et, par défaut, le bien-être. » 

« La table de ping-pong et les 5 à 7 viennent en bonus, souligne le président de Technologia. Ce sont des initiatives intéressantes parce qu’elles permettent de socialiser, d’avoir des moments durant les heures de travail où l’employé ne se sent pas toujours sous pression, mais elles doivent venir en appui aux besoins fondamentaux. »  

Le président de Technologia, qui compte 20 employés et 100 experts contractuels, tente d’être « un cordonnier bien chaussé ». « Je favorise des pratiques quotidiennes de respect, de partage, de collaboration et d’implication, dit M. Vulgarides. Quand il y a des problèmes, on passe rapidement en mode solution. Je souhaite que les gens puissent s’exprimer, participer à la vie de l’entreprise, proposer des solutions, qu’ils soient responsables de leur carré de sable. » 

Le patron de Technologia mise sur un environnement de travail sain, dans lequel les employés peuvent contribuer à l’amélioration de tous les aspects de l’entreprise, « de la machine à café ou des pratiques de travail ». Un comité d’employés a récemment été créé pour sonder les attentes du personnel et tenter d’y répondre de la meilleure façon.

Bien-être des employés au travail : quelques mesures appréciées 

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