Culture d’entreprise et activité physique : des leviers de rétention d’employés
Culture d’entreprise et activité physique : des leviers de rétention d’employés

Au Québec, de plus en plus d’entreprises intègrent l’activité physique à leur culture organisationnelle. Il s’agit d’une façon de bonifier considérablement l’attrait de son entreprise, pour attirer et retenir les employés qualifiés. Peut-être avez-vous déjà songé à des initiatives en ce sens pour votre entreprise, mais les arguments vous manquent pour convaincre la direction? Voici des bénéfices, des études et des preuves qui devraient vous aider à y parvenir.

Une solution au problème de rétention

Recruter la bonne personne pour le bon poste représente souvent un défi dans les PME. Et une fois que l’on a trouvé, on veut la garder! Les démarches de recrutement, les processus de sélection, les formations et l’intégration à la culture d’entreprise demandent des efforts, du temps et de l’argent. Les employeurs déploient donc de plus en plus de moyens pour garder leurs employés.

Tout d’abord, il faut comprendre que les salaires et les avantages sociaux ne sont plus les seuls éléments efficaces. Les horaires flexibles sont devenus très importants, tout comme la reconnaissance des individus et de leurs accomplissements.1 Il faut miser sur les mesures qui développent le sentiment d’appartenance et le bien-être des employés.

En réalité, c’est l’ensemble de la culture organisationnelle et des valeurs d’entreprise qui font la différence pour attirer les meilleurs talents. Et la pratique d’activités physiques peut certainement y jouer un rôle clé.

Inclure l’activité physique dans la culture d’entreprise a fait ses preuves

Les programmes d’activités qui répondent aux besoins du personnel sont une bonne stratégie pour la rétention du personnel.2 Les études confirment d’ailleurs qu’ils sont de plus en plus populaires auprès des jeunes employés.2, 3

Et l’expérience le prouve : ACTIZ a rencontré des entreprises qui ont placé l’activité physique au cœur de leur culture organisationnelle et qui en sortent gagnantes. Découvrez avec nos vidéos comment Devolutions, Soluce et CorActive y sont arrivés.

Des arguments pour convaincre la direction

La pratique régulière d’activités physiques exerce une influence positive sur la performance des employés, et par conséquent, sur la productivité des organisations.5, 6 Il y a plusieurs bénéfices pour l’entreprise qui sont présentés dans la section Pourquoi être actifs de notre site. Nous en abordons ici quelques-uns particulièrement intéressants concernant la rétention des employés.

Un meilleur climat de travail

Lorsqu’on pratique des activités physiques avec des collègues, on améliore les relations interpersonnelles, tout département et tout niveau hiérarchique confondus.7 Le climat de travail est alors plus agréable pour tout le monde, la communication au sein de l’organisation est plus fluide, et la confiance se développe plus facilement.8

Une meilleure marque employeur

La présence d’activités physiques au travail permet d’améliorer l’image de l’entreprise tant auprès des employés actuels que des candidats potentiels. Des études indiquent que la promotion du bien-être et de la santé de son personnel rend une organisation plus humaine et socialement responsable aux yeux de public.9, 10 Les employés qui participent aux activités développent aussi un plus grand sentiment d’appartenance.

De meilleures retombées économiques

Le dernier argument, mais non le moindre! Une entreprise qui fait la promotion de la pratique d’activités physiques favorise la productivité de ses employés et peut faire plus de profits — c’est ce qu’ont révélé des évaluations de ce type de programmes.11, 12 On s’entend, le lien n’est pas direct — ce n’est pas le bon cardio d’un employé qui vous fera faire plus d’argent. Les retombées économiques positives sont dues à la diminution de l’absentéisme, à la réduction des blessures et des accidents ainsi qu’à la diminution des frais liés à la santé des employés (assurances, CNESST, etc.).programmes.11

L’ordre des CRHA propose aussi des arguments convaincants dans son article Activité physique : employé actif, entreprise en santé, que nous vous invitons à consulter.

Si vous cherchez des façons de convaincre la direction, consultez notre article Comment convaincre la direction en 3 étapes et notre outil téléchargeable d’argumentaire pour la direction.

Les prochaines étapes

Obtenir l’accord et l’engagement de la direction est la première étape. Ensuite, pour faire un démarrage, on peut évaluer l’intérêt des employés, nommer des ambassadeurs ou constituer un comité, fixer un objectif organisationnel. Idéalement, on se fait un plan d’action pour la prochaine année, pour bien concrétiser l’engagement de la direction.

ACTIZ vous propose des outils pour vous donner un coup de main : visitez notre section Boîte à outils.

1
https://ordrecrha.org/ressources/dotation/2004/06/l-attraction-et-la-retention-de-la-main-d-oeuvre
2
GOUVERNEMENT DU QUÉBEC (2018). Budget 2018-2019 – Emploi : répondre aux défis du marché du travail, 64 p.
3
ANDERSON, L. M., QUINN, T. A., et coll. (2009). « The Effectiveness of Worksite Nutrition and Physical Activity Interventions for Controlling Employee Overweight and Obesity: A Systematic Review », American Journal of Preventive Medicine, vol.37, n°4, p. 340-357.
4
SECRÉTARIAT À LA JEUNESSE (2016). Promouvoir la conciliation entre le travail, les responsabilités liées à la vie familiale et les études, Gouvernement du Québec, [https://www.jeunes.gouv.qc.ca/politique/travail-economie/conciliation.asp] (Consulté le 27 juin 2018).
5
O’DONNELL, M. (2017). Health Promotion in Workplace 5th Edition, Art and Science of Health Promotion Institute, 721 p.
6
ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ (2008). La prévention des maladies non transmissibles par l’alimentation et l’exercice physique sur le lieu de travail : rapport d’une réunion mixte OM,
7
MICHISHITA, R., JIANG, Y., et coll. (2017). « The Practice of Active Rest by Workplace Units Improves Personal Relationships, Mental Health, and Physical Activity Among Workers », Journal of Occupational Health, vol.59, n°2, p. 122-130.
8
BERRY L., MIRABITO A., et coll. (2010). What’s the Hard Return on Employee Wellness Programs?, Dans: Secondary BERRY L., MIRABITO A., et coll., éditeurs, Secondary What’s the Hard Return on Employee Wellness Programs?, 10 p.
9
DEPARTMENT OF HEALTH AND FAMILY SERVICES, DIVISION OF PUBLIC HEALTH, et coll. (2007). A Worksite Wellness Resource Guide for Michigan Worksites, Michigan Department of Community, Cardiovascular Health, Nutrition & Physical Activity Section, 93 p.
10
KINO-QUÉBEC (2000). Augmentez vos actifs, Secrétariat au loisir et au sport. , 24 p.
11
BAICKER, K., CUTLER, D., et coll. (2010). « Workplace Wellness Programs Can Generate Savings », Health Affairs, vol.29, n°2, p. 304-311.
12
GOETZEL, R. Z., HENKE, R. M., et coll. (2014). « Do Workplace Health Promotion (Wellness) Programs Work? », Journal of Occupational and Environmental Medicine, vol.56, n°9, p. 927-934.

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